Cette analyse décortique la saison 2025 de Laurent Marcilloux : 4 Ironman très différents en 5 mois, tous réussis. Elle montre comment une gestion fine de la charge, de la fatigue et de la forme permet d’enchaîner les pics de performance sans basculer dans le surmenage.
Pourquoi ce rapport est un Proof of Authority ?
La saison 2025 de Laurent Marcilloux est un cas d’école : quatre Ironman aux profils très différents en cinq mois, avec un niveau de performance constant. Ce rapport montre comment une préparation structurée permet d’enchaîner ces objectifs sans tomber dans le surmenage.
L’objectif n’est pas de faire plus d’heures, mais de piloter la charge, la fatigue et la forme de manière fine pour rester performant toute l’année.
Une saison architecturée en 4 macrocycles
Macrocycle 1 – Construire le socle jusqu’à Lanzarote
Le premier bloc pose les fondations : montée progressive du volume et de la charge, travail massif d’endurance et de robustesse musculaire. Le CTL grimpe régulièrement sans pic brutal, afin d’arriver sur Lanzarote avec un « moteur diesel » très solide.
- Blocs de 3 à 4 semaines chargées suivies d’une semaine allégée.
- Accent sur le vélo long, le vent, le dénivelé et les enchaînements.
Macrocycle 2 – De Lanzarote à Roth : continuité plus que rupture
Après l’Ironman Lanzarote, la charge est réduite pour digérer la course, puis remonte par paliers. L’objectif est de maintenir le socle plutôt que de le surcharger, tout en intégrant davantage de travail au seuil pour préparer un parcours très roulant.
- Mini-cycle de récupération, puis 3 semaines plus denses.
- Ajustement de l’intensité en fonction de l’état de fatigue réel.
Macrocycle 3 – De Roth à Nice : spécificité montagne et chaleur
Entre Roth et le Mondial de Nice, le travail se recentre sur le vélo en montagne, l’eau libre et les enchaînements sur parcours vallonné. La charge reste élevée mais contrôlée pour arriver avec un compromis optimal entre fraîcheur et endurance.
- Blocs lourds structurés autour de plusieurs semaines soutenues.
- Bricks ciblés pour préparer les longues montées et le marathon derrière.
Macrocycle 4 – De Nice à Malaysia : stabiliser plutôt que construire
En fin de saison, l’objectif n’est plus de monter la forme, mais de la stabiliser tout en protégeant l’athlète. La gestion de la chaleur, de la récupération et des déplacements devient centrale pour performer en climat tropical.
- Charge globale en léger retrait, mais maintien des intensités clés.
- Arriver sur la ligne plus frais, avec un niveau de forme stabilisé au-dessus d’un seuil de sécurité.
Les fondamentaux d’un processus maîtrisé
- Progressivité : la charge augmente par paliers, sans rupture qui ferait exploser le risque de blessure.
- Alternance surcharge/récupération : chaque bloc lourd est suivi d’une vraie semaine de respiration.
- Alternance des sollicitations : beaucoup d’endurance fondamentale, avec des touches ciblées de seuil et de haute intensité.
- Spécificité croissante : chaque bloc s’approche des contraintes réelles des courses (vent, dénivelé, chaleur, humidité).
Une saison réussie, ce n’est pas un empilement de séances « dures », mais un processus cohérent où chaque bloc prépare le suivant.
Ce que les triathlètes peuvent retenir de ce cas d’école
- Préparer plusieurs objectifs A dans la même saison est possible si la charge est pilotée finement.
- Les périodes post-Ironman doivent être vues comme des phases stratégiques, pas comme des trous dans la préparation.
- La personnalisation est clé : les niveaux de fatigue acceptables au départ des courses dépendent du profil de l’athlète.
Ce Proof of Authority n'est pas un modèle à copier séance par séance, mais une grille de lecture. Il montre comment données, méthode et individualisation peuvent permettre d'enchaîner les performances sur des formats extrêmes, tout en respectant la santé de l'athlète.
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Qu’est-ce qu’un « Proof of Authority » chez BPC ?
C’est une analyse approfondie d’une vraie saison d’athlète, basée sur ses données d’entraînement réelles. L’objectif est de montrer concrètement comment sont pensés les charges, les blocs et les pics de forme, plutôt que de rester dans la théorie.
Est-ce que je peux m’inspirer de cette saison si je ne prépare qu’un seul Ironman ?
Oui, car les principes restent les mêmes : progressivité, alternance surcharge/récupération, spécificité croissante. La différence se fera surtout sur le volume global et le nombre d’objectifs A.
Pourquoi parler de charge plutôt que seulement des heures d’entraînement ?
Deux semaines de 15 heures peuvent être totalement différentes en termes d’impact sur l’organisme. La charge intègre à la fois le volume et l’intensité, ce qui permet de mieux piloter le risque de fatigue et de blessure.
