2006, un relais à Gérardmer. 2014, la ligne d'arrivée à Kona. Entre les deux, 20 ans de triathlon, une blessure au genou, des qualifications ratées à 30 secondes, et une obstination tranquille. Portrait d'Alex, athlète BPC.
Le cadre, la famille, les trois piliers
Alex est assistant grands comptes et appels d'offres chez Quadient. Marié, papa d'Adèle, 10 ans. Un quotidien structuré entre vie pro, vie familiale, et 20 ans de triathlon. Trois piliers qui tiennent ensemble parce qu'aucun ne prend toute la place.
2006 : le relais qui a tout déclenché
Un relais à Gérardmer, 120 kilomètres de vélo. L'enchaînement, la découverte de l'effort long. Le déclic. 2007, il fait l'XL de Gérardmer. 2008, son premier Ironman à Nice. Le triathlon ne le lâchera plus.
Alex : « Le triathlon, c'est aussi un mode de vie que j'apprécie depuis des années. »
Ce n'est pas un moment précis, c'est une évidence qui s'est installée. Le relais de Gérardmer a ouvert la porte, mais c'est l'enchaînement des saisons, la progression, la communauté qui ont fait de lui un triathlète au long cours.
30 secondes. Le prix de la persévérance.
2013 : il rate la qualification pour Hawaii à 30 secondes. Trente secondes. Plusieurs courses où il se présente sur la ligne avec cet objectif. Et puis 2014 : qualifié.
Alex : « Après être passé à 30 secondes de la qualif en 2013, et plusieurs courses où je m'étais aligné au départ en me disant que je voulais me qualifier et ben là super satisfaction. »
Hawaii, le Graal. Mais aussi le sub-9h à Roth, après plusieurs 9h02, 9h03. La persévérance qui paie, toujours.
La blessure : quand il faut vraiment aimer ça
2023. Blessure au genou. Plus d'un an à composer avec la douleur, la frustration, l'incertitude.
Alex : « Quand c'est impacté la pratique pendant plus d'un an bah faut vraiment aimer le triathlon pour continuer. »
Il a continué. Parce que 20 ans de triathlon, ce n'est pas un hobby. C'est une identité.
Le quotidien : organisation millimétrée
Entraînement le midi. Session matin ou soir selon la planification de Ben. Week-end : lever tôt, sortie longue, et l'aide de Mamie pour s'occuper d'Adèle. Une organisation millimétrée pour faire tenir les trois piliers : boulot, famille, triathlon.
BPC : le collectif dans l'individualité
Planification méticuleuse avec Benjamin. Voir les autres athlètes du groupe réussir. Se retrouver sur les stages, sur les courses.
Alex : « C'est toujours cool de retrouver des personnes de la même équipe car beaucoup, on s'entraîne souvent seul. »
Le collectif dans l'individualité. La communauté dans le process solo. C'est ce qui fait tenir sur 20 ans.
Le message
« Quand on hésite, il faut faire le pas. Mais vas-y tranquille Mimil. »
Questions Fréquentes
Combien de temps faut-il pour se qualifier à Hawaii ?
Il n'y a pas de règle. Alex a visé la qualification pendant plusieurs saisons avant de l'obtenir en 2014, après l'avoir ratée à 30 secondes en 2013. Cela dépend du niveau, de la catégorie d'âge et de la course choisie.
Peut-on concilier vie de famille et triathlon longue distance ?
Oui, avec une organisation rigoureuse. Alex s'entraîne le midi et planifie ses longues sorties le week-end tôt le matin, avec le soutien de sa famille. Un coaching structuré permet d'optimiser chaque créneau.
Comment gérer une blessure longue en triathlon ?
La patience et l'adaptation sont essentielles. Alex a composé avec une blessure au genou pendant plus d'un an. Le coaching permet d'ajuster les charges et de maintenir la motivation pendant la récupération.