Santé bucco-dentaire et performance : le maillon que personne ne regarde

Hollander et al. (2026) passent en revue un facteur de performance ignoré par 99% des athlètes

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Conclusion Principale

Les revues systématiques et études observationnelles montrent des associations cohérentes entre mauvaise santé orale (parodontite, caries, malocclusion) et réduction de métriques objectives de performance (VO2max, puissance, vitesse). Le signal revient de façon cohérente dans la littérature. Pour le triathlète, les gels sucrés, boissons acides et respiration buccale prolongée aggravent le risque.

5
Mécanismes identifiés reliant santé orale et performance
VO2max
Parmi les métriques associées à la santé bucco-dentaire
Revue
Narrative interdisciplinaire, British Dental Journal

Pourquoi cette étude compte pour le triathlète

Tu optimises ta nutrition, ton sommeil, ta charge d'entraînement, ton matériel. Mais quand as-tu pensé à tes dents pour la dernière fois dans le contexte de ta performance ?

Hollander et al. (2026) compilent les données de revues systématiques et d'études observationnelles sur un sujet que personne n'aborde dans le monde du triathlon : l'impact de la santé bucco-dentaire sur les résultats de performance. Le signal est cohérent, les mécanismes sont identifiés, et le cocktail spécifique à l'endurance (gels sucrés, boissons isotoniques acides, respiration buccale prolongée) aggrave le tableau.

Type d'étude

Revue narrative interdisciplinaire. Les auteurs synthétisent les données issues de revues systématiques et d'études observationnelles existantes. Ce n'est pas un essai contrôlé : les résultats montrent des associations cohérentes, pas une causalité démontrée. La nuance est importante.

Métriques analysées

Les études passées en revue mesurent des métriques objectives (VO2max, puissance, vitesse, agilité) et des métriques auto-rapportées (capacité d'entraînement perçue, performance en compétition). Les deux convergent.

Les 5 mécanismes identifiés

Le cocktail spécifique endurance

Le triathlète cumule trois facteurs de risque dentaire que la revue identifie :

Ajoutez le bruxisme lié au stress de la compétition et de la charge d'entraînement, et le tableau est complet.

La préparation haute précision traque tous les maillons, y compris les invisibles. Ta bouche en fait partie.

Nuances importantes

Avant de paniquer chez le dentiste, quelques précisions :

Analyse BPC : 4 actions concrètes

  1. Check-up dentaire annuel minimum. Intègre-le dans ta préparation au même titre que le bilan sanguin. Avant la saison de compétition, pas pendant.
  2. Signale ton sport à ton dentiste. L'exposition aux gels, boissons acides et la respiration buccale sont des facteurs de risque spécifiques qu'il doit connaître pour adapter sa prévention.
  3. Traite les douleurs chroniques. Une douleur dentaire à bas bruit que tu ignores depuis des mois augmente ta RPE et consomme des ressources attentionnelles. C'est un frein invisible à ta performance.
  4. Surveille le bruxisme. Si tu te réveilles avec la mâchoire serrée ou des maux de tête temporaux, parles-en. Une gouttière nocturne coûte moins cher qu'un plateau de puissance et peut avoir plus d'impact sur ta récupération.

Source : British Dental Journal

Titre original : The influence of oral health on sports performance: an interdisciplinary perspective

Hollander K, Eshkol-Yogev I, Zech A, Buti J, Needleman I

MSH Medical School Hamburg, UCL Eastman Dental Institute, University of Jena

Février 2026 | DOI: 10.1038/s41415-025-9348-1

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