Geoffrey Piquet a connu le triathlon très jeune, par la natation. Puis il s'en est éloigné, happé par une vie professionnelle dense. Son retour n'a pas été linéaire. C'est justement ce qui rend son parcours intéressant : le triathlon n'est pas revenu comme une obligation, mais comme une façon de retrouver du plaisir, un cadre et une dynamique durable.

Geoffrey Piquet en course à pied sur le Frenchman
Geoffrey Piquet, sur la partie course à pied du Frenchman.
12 ans
premier triathlon
26-31
années quasi sans sport
4h01
référence récente sur L
90%
confiance placée dans le coaching

Un premier triathlon à 12 ans

Au départ, Geoffrey est nageur. Le triathlon arrive presque par curiosité, lorsqu'on lui propose d'essayer. Il a 12 ans. Il nage bien, découvre l'enchaînement, puis découvre aussi la réalité de la course à pied.

"J'avais adoré ça. Je m'étais pris une fessée en course à pied, mais je m'étais toujours dit qu'un jour, je referais du triathlon."
Geoffrey Piquet

La phrase dit beaucoup. Il y a déjà le plaisir, mais aussi une lucidité simple : pour faire du triathlon sérieusement, il ne suffit pas de savoir nager. Il faudra construire le reste. Plus tard, cette idée reviendra dans son parcours.

Quand la vie professionnelle prend toute la place

En dehors du sport, Geoffrey travaille dans l'univers aéroportuaire. Il est responsable des commerces, des services et de l'hospitalité pour les aéroports de Lyon. Ce n'est pas un cadre de vie où l'entraînement se glisse tout seul.

Au début de sa carrière professionnelle, le rythme devient très intense. Le sport disparaît presque complètement. Entre 26 et 30, 31 ans, il ne fait plus grand-chose. Il prend du poids. Puis le manque revient, pas sous la forme d'un objectif sportif immédiat, mais sous la forme d'une évidence : il aime le sport, et quelque chose doit reprendre.

"J'adore le sport de base, c'est vraiment une passion. Je me suis dit : il est vraiment temps que je me remette à faire quelque chose."
Geoffrey Piquet

Il recommence par la natation. Mais la natation seule ne suffit plus. L'envie est ailleurs : intégrer la course à pied, puis reconstruire assez de bases pour revenir, un jour, au triathlon.

Le plan initial était simple. La réalité l'était moins

Dans sa tête, Geoffrey avait posé une progression presque scolaire : un triathlon M la première année, un marathon la deuxième, un Ironman la troisième. Sur le papier, c'était propre. Dans la vraie vie, le chemin a été plus long.

Il y a eu des périodes d'entraînement, puis des périodes où il n'était plus capable de faire grand-chose. Des années plus denses que d'autres. Des relances. Des coupures. Et puis le Covid, qui laisse une trace particulière.

Pendant cette période, Geoffrey s'entraîne beaucoup. Il sort du Covid en grande forme, avec des objectifs de course où il pense pouvoir être performant. Puis les courses s'annulent les unes après les autres. La dynamique retombe.

"Je suis sorti du Covid en pleine forme, au top de ma forme. Malheureusement, tout a été annulé. Je ne m'y suis pas remis tout de suite et ça m'a un peu démobilisé."
Geoffrey Piquet
Lecture BPC : ce type de parcours est fréquent chez les amateurs ambitieux. La motivation n'est pas un bloc stable. Elle dépend du contexte, des objectifs, de la charge de vie et du sens donné aux séances. Quand la course disparaît, il faut parfois reconstruire le cadre avant de reconstruire la forme.

Le plaisir comme moteur, pas comme décoration

Quand Geoffrey parle de fierté sportive, il commence par la natation. Sa sélection en équipe de France jeune reste un moment fort. Un rêve qui se réalise. Mais dans son parcours triathlon actuel, la fierté est plus récente, plus concrète.

Il parle de gagner un premier triathlon, même un "petit" triathlon. Il parle des podiums, du plaisir de refaire des résultats à son âge, du fait de gagner un M à la maison, avec une course complète. Puis de se rapprocher des 4 heures une semaine plus tard, en gagnant environ 20 minutes.

Ce n'est pas seulement la place qui compte. C'est le sentiment d'avoir enfin une course complète : pas parfaite, mais solide. Le genre de journée qui valide des semaines d'entraînement sans transformer l'athlète en machine.

Composer avec le travail, la famille et les créneaux réels

Aujourd'hui, l'entraînement de Geoffrey se cale dans les interstices. Course à pied le midi quand le travail le permet. Home trainer le soir, avant ou après manger. Le week-end, séances pendant la sieste de ses filles, ou sortie longue le dimanche matin quand l'équilibre familial l'autorise.

Il a aussi connu des périodes où il nageait avant d'aller travailler. Depuis un changement de poste et une installation à Lyon, c'est devenu plus compliqué, mais pas impossible. Là encore, le détail est important : le plan ne vit pas dans un fichier. Il vit dans une semaine réelle.

Ce que ça rappelle : un bon plan amateur ne cherche pas seulement la séance optimale. Il cherche la séance faisable, répétable et compatible avec la vie de l'athlète. C'est souvent là que se joue la durabilité.

Ce que le coaching apporte

Pour Geoffrey, avoir un coach est d'abord une source de motivation. Le programme donne un cadre. Il enlève une partie de la charge mentale. Il évite de devoir réinventer ses séances chaque semaine. Il apporte de la variété, de l'expérience, et une forme de continuité.

"Avoir un coach, c'est une vraie source de motivation. Je repose à 90% sur lui pour faire mes séances et m'entraîner sérieusement."
Geoffrey Piquet

Cette confiance n'est pas une délégation aveugle. C'est une manière de garder de l'énergie pour faire le travail, plutôt que de la perdre à décider en permanence. Pour un athlète avec un métier prenant, une famille et des ambitions, c'est souvent une condition de régularité.

Le conseil à celui qui hésite

Quand on lui demande ce qu'il dirait à quelqu'un qui hésite à se lancer dans le triathlon, Geoffrey commence par une mise en garde. Le triathlon est passionnant, mais il prend du temps. On sait quand on commence, on ne sait pas toujours quand on finit.

Mais il insiste aussi sur le plaisir : varier les sports, progresser, s'engager dans quelque chose qui donne envie de revenir. Et il recommande de ne pas rester seul si l'on veut progresser sans se blesser.

"Si on est sportif et qu'on a des bases de l'entraînement, ça ne remplace pas l'expérience de quelqu'un dont c'est le métier."
Geoffrey Piquet

Le parcours de Geoffrey tient dans cette tension : prendre le sport au sérieux, sans oublier pourquoi on y revient. Il y a le goût de bien faire, l'envie de performer, mais aussi la conscience que le triathlon doit rester compatible avec le reste de la vie.

Chez BPC, c'est précisément ce qui nous intéresse : aider des athlètes ambitieux à construire une trajectoire solide, pas seulement une belle semaine sur le papier.